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Jyoti Mudrâ
(Le geste de la lumière)

Présentation :

Il faut être assis en Padmasana ou pour être plus à l'aise en Vajrasana, mais dans tous les cas il faut éviter d'être assis en tailleur. Il faut prendre ensuite un geste particulier avec les mains: les pouces et les indexs seuls sont tendus, les autres doigts sont complètement repliés. Il faut ensuite lever les coudes, appliquer les pouces dans les orifices des oreilles afin de bien les boucher, et les indexs sur la limite des paupières de telle sorte que la pulpe des indexs appuient à la fois sur l'arcade et sur les cils. Par contre, il ne faut pas, appuyer les indexs sur les orbites eux-mêmes, cela est incorrect, et peut engendrer certains désagréments, voir des malaises.

Le dos est redressé, les épaules bien en arrière, et les coudes relevés, il faut fixer le point intersoucillié, et voir dans la vision intérieure un point lumineux. De manière générale, il faut rester concentré sur la luminosité et toute forme qu'elle pourra prendre pendant la pratique. Cette pratique est très intéressante pour apprendre justement à voir du dedans, et à se familiariser avec l'espace intérieur. Enfin il faut toujours mettre une contraction constante de la base avec Mulà Bandhà.

Dans la version classique, il faut contrôler le souffle en Samavritti, soit la respiratoin carrée. On peut commencer par un compte mental de 4, puis augmenter selon ses capacités du moment. Mais l'important dans ce geste, c'est la lumière, il ne faut pas que l'exercice des rétentions et l'allongement du souffle prennent le pas sur l'observation de la lumière.

En expirant par les narines descendre en basculant d'abord le bassin, c'est la charnière qui doit basculer d'abord, et non le dos qui se voûte, même si au bout de la descente, il est possible de l'arrondir quelque peu, car il s'agit à la fin de toucher le front au sol. Il faut rester en bas à poumons vides, observer avec silence et immobilité, si ce n'est le compte mental. A l'inspir. remonter par le même temps et le même compte que la descente, tenir en haut à poumons pleins, observer à nouveau et ainsi de suite.

Essayer l'allongement du souffle, sans que cela ne devienne trop laborieux, observer la lumière en haut et en bas, et pendant les mouvements de descente et de remontée, pendant au moins 3, 4 minutes. Il faut sentir l'immobilité et la fixation du point lumineux dans le mouvement et le changement de la lumière. A la fin effectuer une dernière remontée et une dernière tenue à plein, puis quiter le geste, poser les mains sur les genoux et observer dans l'immobilité et le silence intérieur en laissant aller les souffles.

Abadonner et s'allonger quelques instant à plat dos, les paumes de mains tournées vers le haut.

Version intensive :

Il s'agit ici d'insister sur la rétention à poumons vides, et ce plus particulièrement en bas, en restant concentré sur le centre de la base, en essayant également d'y voir une "lumière noire". Dans cette version, il n'y a pas de compte mental, il faut simplement s'habituer à rester en bas en prolongeant le plus possible la tenue à poumons vides, dans l'observation, l'immobilité et le silence.

Puis quand le besoin pressant du souffle se fait sentir, il faut d'abord créer un espace dans la colonne, à l'aide de l'intensification de la conctraction anale, puis après seulement cet espace visualisé et formé, il faut remonter sur une impulsion en inspirant pleinement et bruyamment, tout en continuant à contracter puissament l'anus, comme si l'on pouvait, par cet espace, faire remonter les énergies de la base.

En haut il faut simplement se restaurer à poumons pleins quelques instants, et puis à nouveau descendre en expirant. Il est à noter que l'expiration se fait assez rapidement ou du moins sans lenteur excessive. Dans cet exercice, il faut expirer complètement, il est possible d'ailleurs de continuer à expirer pour chasser l'air, une fois arrivé en bas, si le besoin s'en fait sentir, il faut en effet pratiquer la tenue en bas, les poumons bien vides.

Enfin, il faut toujours rechercher un point dans la lumière qui lui reste immobile, quelque soit le mouvement et les changements de lumonisité dans la vision intérieure.