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Mâha Mudrâ
(Le grand geste)

Présentation :

Assis une jambe repliée avec le talon au périnée, l'autre devant soi ou légèrement sur le côté, sur une Expir. attraper les doigts de pied de la jambe tendue. A l'inspir, il faut essayer de redresser le dos en tirant fermement sur le pied, le dos devant être droit. Dans la version classique, il faut fermer les yeux en Maddhya Drishti, mettre la langue en Khéchari Mudrà, exercer puissament Mulà Bandhà et pratiquer le controle du souffle en Visamavritti. Pendant la rétention à poumons pleins, l'orginalité de cette posture est d'essayer de fusionner Prâna et Apana dans le centre du ventre. Pour ce faire il faut accentuer la concentration sur le centre du ventre, et surtout intensifier les trois contractions (Tria Bandhà). Après quelques souffles, passer de l'autre côté, et ainsi de suite jusqu'à ce que l'on sente le souffle s'équilibrer de droite et de gauche.

Version en Bhastrika :

Il s'agit d'enchainer les yeux fermés, les deux côtés avec un rythme particulier du souffle en Bhastrika. Il est de coutume de commencer côté gauche (c.a.d jambe gauche tendue) avec 30 respirations complètes (Expir/Inspir), puis prendre une inspiration, et tenir le plus longtemps possible en rétention poumons pleins, avec Tria Bandhà. Expirer, et relâcher, inspirer, tout en gardant le souffle et les yeux fermés, changer de côté et refaire le même compte du côté droit.

Puis enchainer une nouvelle série en diminuant le compte de 5, soit 25 à gauche et 25 à droite, et ainsi de suite pour parvenir jusqu'à 5 souffles. Pendant ces séries, le temps de rétention poumons pleins reste constant, ainsi que l'intensité de l'énergie et des contractions. La rétention doit s'effectuer dans l'immobilité et la concentration sur le ventre pendant environ 30 sec. Arrivé à 5 souffles, il faut diminuer d'un seul souffle pour chaque série, par contre la rétention reste toujours la même, et ce jusqu'à 1 seul souffle. A ce dernier souffle la rétention est sans limite, l'exacerbation de l'énergie doit être portée à son paroxysme.