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Gomukasana
(La tête de vache)

Présentation :

Cette posture peut se prendre les pieds croisés comme présenté ici ou bien en Vajrasana simple, les pieds droits. Elle peut également se prendre en posture assise Mayasana, les jambes croisées. Il est à noter qu'en cas de posture assise croisée, il faut inverser les bras, comme dans les exemples suivants:

- Si jambe droite sur jambe gauche alors bras droit en bas et bras gauche élevé, et inversement.
- Si pied gauche sur pied droit alors bras droit élévé et bras gauche en bas et inversement.

Il est à noter que la version présentée ici avec les pieds croisés a l'avantage d'exercer une stimulation très prononcée de la base, et permet ainsi de donner à la pratique une plus grande intensité.Cette version est sans conteste celle qu'il convient de rechercher.

Les yeux sont fermés en Maddya Drishtti et la langue en Khéchari Mudrà tout le long de la pratique. Sur une inspir lever un bras tendu, et passer l'autre plié par derrière avec les mains qui viennent se lier fermement au milieu du dos. Les bras doivent venir à la verticale de la colonne, néanmoins en fonction de la physiologie de chacun il est possible d'aménager en obliquant les bras vers l'extérieur. L'aspect le plus important est de ne pas se vouter, à cause de la tendance à l'écrasement provoquée par le bras qui est derrière la tête. Au contraire il faut mettre la poitrine en avant et redresser le buste le plus possible. Il est à noter que le centre du coeur est évidemment très concerné par cette posture.

La version classique préconise le souffle du Bhastrika avec une visualisation particulière :

Visualiser l'air qui rentre par le coeur en remplissant le ventre, qui sort par le coeur en creusant le ventre, ainsi à chaque mouvement du ventre correspond une stimulation du centre du coeur.

Lancer ainsi le Bhastrika avec une belle énergie, énoncer mentalement le Bijà 'Ham' à l'inspir et 'Sa' à l'expir, pratiquer ce souffle 3 minutes minimum; puis expirer tranquillement et naturellement sans pour autant expirer à fond, en évitant de chasser complètement l'air résiduel. Faire une pause à poumons vides, en se tenant complètement hermétique, maintenir le regard un peu au dessus de la ligne d'horizon, observer son, lumière et vibration, s'enfoncer dans la concentration intérieure, ouvrir des espaces et tenir le plus longtemps possible. Pour cela il faut pacifier son esprit pour dissiper les craintes et passer d'un vide à un autre vide. Il faut se relier aux grands archétypes, adorer la divinité, ou encore se relier au sage Goraksha maître de cette pratique.

Puis inspiration lente et calme, tenir à poumons pleins, cette dernière rétention étant plus courte et dans tous les cas, elle doit être plus confortable, le travail se fait surtout à vide, dans la rectitude, entre la base fortement stimulée et le sommet. C'est une grande pratique d'intériorisation, incontournable, vraiment très bénéfique, pour sentir en soi les espaces s'ouvrir et s'enfoncer dans la profondeur intérieure.

Enfin expirer, défaire la posture sur une expiration et prendre une assise confortable pour observer quelques instants, recommencer en inversant les bras et les jambes. Même intensité, même recherche, si le coeur vous en dit, repartez immédiatement sans réfléchir pour un nouveau cycle. On se sort de cette pratique jamais comme l'on y est rentré, très efficace, un véritable trésor.